« Ils ont serti le marbre de fleurs de pierre
Qui par la couleur sinon le parfum l’emportent sur les fleurs véritables ».

Poète de cour indien, qui voulant rendre hommage à la virtuosité des lapidaires impériaux, composa à leur gloire ces vers élogieux.
AH-TajMahalIl parlait des artistes qui ont réalisé à Agra, en Inde, la septième merveille du monde : le palais du Taj Mahal. L’angevin, François Bernier écrivait le 1er juillet 1663 à propos du travail réalisé : « Le Taj Mahal mériterait bien davantage de figurer au rang des Merveilles du Monde que ces masses informes des Pyramides d’Egypte ».
L’empereur Shâh Jahân fit réaliser ce palais pour y inhumer son épouse décédée qu’il rejoignit quelque temps plus tard. Il fit appel à des artistes Moghols et à des artistes florentins pour construire, décorer et terminer ce palais en 1643.
C’est ainsi que l’association de l’art Moghol avec les arts romain et florentin ont permis aux indiens contemporains de rivaliser en qualité avec les artistes italiens. Mais rares sont les réalisations italiennes du 21ème siècle qui ne soient le résultat du travail de machines au laser assistées informatiquement alors que les tables de ce catalogue sont toutes réalisées à la main, sans la moindre automatisation.
Comme l’a écrit le plus grand expert mondial italien Dario del Buffalo, qui fête aujourd’hui ses 92 ans, auteur du livre « MARMI COLORATI, éd. Federico Motta : « A notre connaissance, il n’existe actuellement aucune production analogue à ce niveau de qualité ».
Voici des joyaux réalisés en 2013 mais qui au lieu de se vendre comme leurs aïeules entre 200 et 800.000 € sont aujourd’hui à des prix démocratiques tout en ne cédant en rien en qualité à leurs ainées.

L’art est éternel.

Le Scagliola

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L’art du scagliola (de l’italien scaglia, « écaille » ou « éclat de marbre ») a été très utilisé au cours de la renaissance par les artisans italiens comme substitut aux marbres rares et coûteux.

Cette technique décorative spectaculaire, qu’utilisaient déjà les égyptiens, les grecs et les romains imite le marbre et la marqueterie de pierres dures de façon si parfaite qu’elle peut tromper les spécialistes, son aspect lisse et brillant est digne des marbres les plus prestigieux.

Pour sa mise en oeuvre, on utilise un mélange de gypse, de colle et de pigments qui une fois malaxé forme une pâte de stuc colorée. Après le durcissement et avant le polissage, le décor est gravé à la point sèche pour faire ressortir les détails.
Très en vogue du XVIIème au XIXème siècle dans toute l’Europe, on l’utilisa dans l’architecture pour créer des colonnes, des pilastres, des décors muraux, de superbes sols et aussi dans l’ameublement avec la création de plateaux très ouvragés pour orner des consoles, des tables et des guéridons et divers meubles.